Avec seulement 10 000 noms de domaines déposés en novembre (à rapprocher avec les 41 000 entreprises existantes dans l’île) le nom de domaine .re peut difficilement être qualifié de populaire.
La faute aux conditions draconiennes de la CCI qui le verrouillaient aux entreprises et personnes morales de la Réunion (pour des raisons que personne n’a jamais trop compris). Mais le .re va dès demain être beaucoup plus accessible.
La loi du 22 mars 2001 a en effet fait voler en éclat la quasi totalité des restrictions, dès le 6 décembre :
• n’importe quel individu résidant en Europe
• n’importe quelle personne morale ayant son siège social en Europe ou son établissement principal sur le territoire de l’un des états membres.
pourra acheter un nom de domaine en .re et dans les autres extensions jusqu’ici gérées par l’AFNIC.
Les barbares aux portes ?
Tout ça fait un paquet de monde... Chose sûre : tous les noms de 3 lettres encore disponibles seront vites achetés pour être revendus. Rares et facile à acheter automatiquement il ne devrait bientôt plus en avoir.
Par delà ceux-ci, de tristes exemples de territoires complètements dépouillés de leurs domaines après la libéralisation de ceux-ci invitent à la prudence.
On pense aux îles Tuvalu, dont le tv a été pris d’assaut par toutes les chaines tv, les sites vidéos, puis à peu près n’importe qui.
Moins évident, mais plus inquiétant le cas du Laos. Peu de temps après son ouverture une entreprise Singapourienne a racheté la quasi-totalité des domaines intéressants et a décrété que .la était désormais le nom de domaine pour « Los Angeles » , beaucoup plus rentable que le Laos, évidemment.
Comprendre : c’est le marché qui décidera du sort du .re. Et si vous devez en réserver faites le avant minuit. Après ce sera peut-être trop tard.



